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La Chapelle de Notre Dame de l'Isle en Goudelin

Deux versions s'opposent concernant l'origine d'un premier oratoire à l'emplacement où se trouve la chapelle de Notre Dame de l'Isle : ou bien cet oratoire devait son existence à la réalisation du vœu du vicomte de Coëtmen suite au retour de son fils d'une expédition lointaine, ou bien il doit sa fondation à Marie de Goudelin, dame du Portz, en souvenir de son époux décapité en 1420 à Guingamp, en punition de sa participation à une conspiration contre Jean V, duc de Bretagne.

C'est à partir de 1380 qu'un moine de l'abbaye de Beauport vint s'établir dans cette modeste chapelle dédiée à la Vierge Marie et fit entreprendre la construction d'un nouvel édifice dont il nous reste aujourd'hui la tour-porche qui s'ouvre sur les faces ouest et sud et donne accès à la nef. Cette tour-porche présente les traits caractéristiques de l'architecture Renaissance. Elle présente 3 étages, l'étage supérieur étant surmonté d'une galerie de style flamboyant.

Sur la plate-forme de la tour s'élève une flèche accostée de trois clochetons. La flèche culmine à 32 m de hauteur.

L'intérieur, remanié à plusieurs reprises au cours des siècles présente une nef principale et deux bas-côtés, les piliers du chœur, les plus anciens datent du 15ème siècle, les autres piliers, plus gros, sont de style gothique flamboyant.

Le plafond de la nef est en bois mais lors de la restauration de 1849, le peintre Raphaël Donguy a peint en trompe l'œil des croisées d'ogive qui lui donnent un plus grand élancement.

La sacristie a été rajoutée au XXème siècle.

Dans la page suivante on trouvera les plans de la chapelle établis par Émile Le Roux en Avril 2007 : plans

Parmi les richesses de la chapelle on citera notamment

- le gisant de Marie de Goudelin que l'on trouva morte sur la tombe de son mari décapité, d'où cette représentation étrange de son gisant à côté du cercueil de celui qu'elle a toujours aimé. (voir photo)

- le maître-autel qui présente surtout un rétable représentant : à gauche : la descente de croix, au centre : le couronnement, à droite : l'annonciation (voir photo)

- des vitraux : notamment sur le mur est, au dessus du maître-autel, un vitrail représentant la nativité, offert par la famille Kergariou, il date du milieu du XIX° siècle (voir photo)

- le mobilier liturgique (chaire, confessionnal, stalles...) en bois, relativement ouvragé, peut être également compté dans l'inventaire des richesses de cette chapelle de Notre Dame de l'Isle. (voir photo)

Sans chercher à être exhaustif il faut encore signaler diverses statues qui décorent cette chapelle : Saint Yves, la Vierge à l'enfant et, plus particulièrement Saint Eloi, patron des orfèvres et des forgerons mais également patron des maréchaux-ferrants, et par extension, protecteur des chevaux. C'est à ce titre qu'il est particulièrement vénéré à Goudelin (où il est représenté par une statue et par un vitrail) comme dans les régions agricoles où le cheval constituait pour les paysans une richesse, une aide indispensable au travail quotidien et bien sûr un précieux ami.

 

Une plaquette de présentation détaillée de la chapelle de Notre Dame de l'Isle a été éditée en 2006, elle est disponible sur place à Goudelin auprès de plusieurs commerçants, à l'office de tourisme de Lanvolon ou par correspondance auprès de Gilbert Lariven ( ) prix : 6 € frais d'envoi inclus.

 

 

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